Enfants de différentes origines culturelles réunis autour d'un livre dans une bibliothèque belge lumineuse
Publié le 17 mai 2024

Offrir des livres diversifiés à votre enfant n’est pas qu’un acte militant, c’est un puissant levier de développement pour lui, qu’il soit blanc ou non.

  • Exposer un enfant à des héros variés construit son « capital empathique », une compétence essentielle pour sa réussite sociale future dans la Belgique multiculturelle.
  • Une bibliothèque qui reflète la diversité de la société agit comme un « vaccin anti-préjugés », en normalisant la différence dès le plus jeune âge.

Recommandation : Commencez par analyser sa bibliothèque actuelle : les héros sont-ils tous les mêmes ? Puis, intégrez consciemment un livre présentant un personnage, une famille ou une situation différente lors de votre prochain passage en librairie.

Vous êtes confortablement installé, un livre à la main, et la voix douce d’un soir qui tombe. C’est le rituel du coucher. Mais en tournant les pages, une question s’insinue : pourquoi le prince, le chevalier et l’aventurier sont-ils toujours… blancs ? Pour de nombreux parents belges, cette prise de conscience est un point de départ. Vous avez peut-être entendu la fameuse métaphore des livres comme des « miroirs et des fenêtres » : des miroirs où les enfants issus de la diversité peuvent se reconnaître, et des fenêtres pour que les autres découvrent d’autres réalités. C’est une belle image, mais elle reste souvent à la surface et cible principalement le bénéfice pour les enfants minorisés.

Et si la véritable clé se trouvait ailleurs ? Si le fait de diversifier la bibliothèque de votre enfant était avant tout un investissement dans *son* propre développement cognitif et émotionnel ? L’enjeu n’est pas seulement d’être « inclusif », mais de doter votre enfant des outils indispensables pour naviguer et s’épanouir dans la société belge d’aujourd’hui et de demain. Comme le résume parfaitement le pédopsychiatre Saïd Ibrahim :

Un enfant doit penser son monde, comprendre qui il est, comment il est fabriqué et nourri. Et la littérature jeunesse peut justement servir de porte d’entrée.

– Saïd Ibrahim, cité dans Slate

Cet article n’est pas un catalogue, mais une boussole. En tant que libraire jeunesse, je vous propose d’explorer ensemble comment, au-delà de la couleur de peau, la représentation de la diversité sous toutes ses formes – du handicap aux modèles familiaux – est une chance inouïe. Nous verrons comment des maisons d’édition bien de chez nous, comme la pionnière Ayo Éditions, changent la donne et comment des choix simples, comme un jouet ou une activité un dimanche de pluie, participent à ce grand projet : former des esprits ouverts, curieux et profondément humains.

Ce guide vous accompagnera à travers les différentes facettes de la représentation dans l’univers de l’enfant, en vous donnant des clés de compréhension et des pistes concrètes, ancrées dans notre réalité belge.

Héros en fauteuil ou porteurs de troubles : quels albums jeunesse traitent du handicap sans pathos ?

L’un des défis majeurs de la littérature jeunesse est de représenter le handicap sans tomber dans le misérabilisme ou l’héroïsation excessive. L’objectif n’est pas de susciter la pitié, mais de normaliser la présence d’enfants aux capacités différentes. Un bon album sur le sujet est celui où le handicap n’est pas l’intrigue principale, mais une caractéristique du personnage, qui vit des aventures, ressent des émotions et entretient des amitiés comme n’importe quel autre enfant. Cela permet aux enfants en situation de handicap de se voir comme des héros du quotidien et aux autres de percevoir le handicap non comme une barrière, mais comme une simple facette de l’identité.

En Belgique, le chemin vers une société pleinement inclusive est en cours, soutenu par des initiatives comme les quelque 156 projets soutenus par CAP48 en 2024. Cette dynamique se reflète dans des projets éducatifs concrets. Par exemple, l’école Singelijn à Woluwe-Saint-Lambert incarne cette philosophie en pratiquant le co-enseignement et en intégrant les aménagements raisonnables pour tous, créant un environnement où la diversité est la norme.

Enfant en fauteuil roulant lisant un livre dans un parc avec d'autres enfants jouant en arrière-plan

Les livres qui adoptent cette approche sont précieux. Ils ne cherchent pas à donner une « leçon » sur le handicap, mais à raconter une bonne histoire. En choisissant ces récits, vous offrez à votre enfant une vision du monde où la cohabitation des différences est naturelle et enrichissante. Vous lui apprenez que l’on peut jouer, rire et rêver, que l’on soit en fauteuil roulant, porteur d’un trouble du spectre de l’autisme ou non.

Familles homoparentales ou monoparentales : quels livres expliquent qu’il n’y a pas qu’un seul modèle de famille ?

La famille « traditionnelle » – un papa, une maman – est loin d’être le seul modèle existant. En réalité, le paysage familial belge est bien plus riche et varié. Pour preuve, une étude récente révèle que plus d’un dixième (11 %) des ménages belges sont des foyers monoparentaux, sans compter les familles recomposées, homoparentales ou adoptives. Pourtant, dans la bibliothèque des tout-petits, ce schéma classique reste surreprésenté, créant un décalage avec le monde réel que les enfants côtoient à la crèche ou à l’école.

Présenter des livres avec des schémas familiaux variés a un double avantage. Pour l’enfant qui vit dans une famille « non-conventionnelle », c’est une validation essentielle de sa propre réalité. Voir que sa famille à deux papas ou sa vie avec une maman solo est digne d’être racontée renforce son estime de soi. Pour les autres enfants, c’est une ouverture d’esprit fondamentale. Ils apprennent que l’amour et le soin sont les véritables piliers d’une famille, bien plus que sa configuration.

En Belgique, il existe de nombreuses ressources pour accompagner les parents et trouver des lectures adaptées. Des associations comme la RainbowHouse Brussels offrent un soutien aux familles LGBTQIA+, tandis que des portails comme parentsolo.brussels centralisent les informations pour les parents solos. Côté lecture, des maisons d’édition engagées et des librairies spécialisées, à l’image de Filigranes à Bruxelles, proposent des sélections qui célèbrent toutes les familles. Choisir ces livres, c’est simplement montrer à votre enfant que, peu importe la forme, l’important est que la maison soit remplie d’amour.

La colère ou la tristesse : les meilleurs albums pour aider les garçons à verbaliser leurs émotions

« Les garçons ne pleurent pas. » Cette phrase, aussi courte que dévastatrice, a longtemps dicté une éducation qui réprime les émotions masculines. Résultat : de nombreux hommes peinent à identifier, nommer et gérer leur monde intérieur. Heureusement, la littérature jeunesse est un formidable outil pour déconstruire ces stéréotypes de genre et offrir aux garçons un espace sûr pour explorer leur intelligence émotionnelle. Les albums qui mettent en scène des personnages masculins exprimant une palette d’émotions – la peur, la jalousie, la tendresse, la tristesse – sont de véritables alliés.

Ces livres permettent aux jeunes garçons de comprendre que toutes les émotions sont légitimes et qu’il n’y a aucune honte à les ressentir. En voyant un héros pleurer après une déception ou avouer sa peur du noir, l’enfant intègre qu’il a, lui aussi, le droit de le faire. C’est un apprentissage crucial pour construire des relations saines et pour son propre bien-être psychologique. Le but n’est pas de nier leur force, mais de leur montrer que la véritable force réside dans la capacité à être vulnérable et authentique.

Cette approche est d’ailleurs au cœur de programmes institutionnels en Belgique. Le programme EVRAS (Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle), désormais généralisé en Fédération Wallonie-Bruxelles, utilise précisément la littérature jeunesse comme support. Il s’appuie sur des albums soigneusement sélectionnés pour initier des discussions sur les émotions et les stéréotypes, permettant aux enfants, et notamment aux garçons, de développer un langage émotionnel riche dans un cadre bienveillant. C’est la preuve que cette démarche est reconnue comme un enjeu de santé publique et de développement personnel.

Biographies pour enfants : quels livres racontent l’histoire de femmes scientifiques ou aventurières ?

Quand on demande à un enfant de citer une personne célèbre, les noms de figures masculines viennent souvent en premier. Pour équilibrer la balance, les biographies jeunesse qui mettent en lumière des parcours de femmes exceptionnelles sont indispensables. Il ne s’agit pas de réécrire l’histoire, mais de lui redonner toute sa complexité en montrant que les femmes ont toujours été des actrices majeures du progrès, que ce soit dans les sciences, les arts, le sport ou l’activisme politique. Ces récits sont de puissantes sources d’inspiration, tant pour les filles que pour les garçons.

Pour les filles, ces livres ouvrent le champ des possibles. Découvrir le parcours d’une Marie Curie, d’une Katherine Johnson ou d’une Jane Goodall leur montre qu’aucune ambition n’est hors de leur portée. Pour les garçons, c’est tout aussi fondamental : ils intègrent que le génie, le courage et le leadership ne sont pas des attributs de genre. En Belgique, des maisons d’édition comme « À pas de loups » l’ont bien compris et développent des collections dédiées aux grandes figures féminines, avec une attention particulière pour les héroïnes belges parfois méconnues. C’est une manière formidable de construire une culture de l’égalité dès le plus jeune âge.

Au-delà des livres, vous pouvez transformer cette découverte en une aventure familiale. Pourquoi ne pas créer un parcours inspiré de ces grandes dames ?

Votre plan d’action : sur les traces des héroïnes belges

  1. Visiter le Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles pour y chercher les contributions de femmes biologistes.
  2. Explorer le parcours d’Andrée De Jongh, figure de la Résistance, au Musée de la Résistance à Anderlecht.
  3. Repérer le nom d’Ingrid Daubechies, mathématicienne de génie, lors des journées portes ouvertes des universités.
  4. Participer aux ateliers du Parlamentarium à Bruxelles pour découvrir le rôle des femmes dans la construction européenne.
  5. Suivre les traces de la cinéaste Chantal Akerman en visitant le Cinematek, la cinémathèque royale de Belgique.

En combinant lecture et expérience, vous ancrez ces modèles dans le réel et montrez à vos enfants que l’histoire est vivante et plurielle.

Album ou Roman : à quel âge introduire des sujets de société complexes comme le racisme ?

La question du « bon » âge pour parler de sujets difficiles comme le racisme préoccupe de nombreux parents. La tentation est grande de vouloir préserver une supposée « innocence » enfantine. Pourtant, les enfants sont des éponges. Ils perçoivent les injustices et les dynamiques sociales bien plus tôt qu’on ne le pense. Ne pas en parler, c’est les laisser seuls avec leurs questions et les stéréotypes ambiants. La littérature jeunesse est un médiateur exceptionnel pour aborder ces thèmes de manière adaptée, en choisissant le bon support pour chaque tranche d’âge.

Pour les plus petits (3-6 ans), les albums illustrés sont parfaits. À travers des histoires simples, souvent métaphoriques (des animaux de couleurs différentes qui apprennent à vivre ensemble, par exemple), ils introduisent les notions de différence, d’acceptation et d’amitié. L’accent est mis sur le positif et la célébration de la diversité. Entre 7 et 10 ans, les romans courts peuvent aborder des situations plus concrètes, où un personnage est confronté à une moquerie ou à un préjugé. La narration permet à l’enfant de s’identifier et de réfléchir aux émotions des protagonistes. C’est l’âge idéal pour initier des discussions guidées après la lecture.

Pour être sûr de choisir des livres pertinents et éviter les représentations maladroites, il est utile d’avoir une grille d’analyse simple.

Checklist express : analyser la représentation dans un livre

  1. Observer les personnages principaux : la diversité des origines est-elle représentée de manière authentique et non comme un simple faire-valoir ?
  2. Analyser les rôles attribués : les personnages racisés ne sont-ils pas cantonnés à des seconds rôles ou à des stéréotypes (le sportif, le rigolo de service) ?
  3. Examiner le contexte culturel : les décors, la nourriture ou les traditions reflètent-ils la richesse de la société belge sans tomber dans le folklore ?
  4. Déceler le « syndrome du sauveur blanc » : est-ce que le héros blanc vient systématiquement « sauver » ou « aider » les personnages racisés, les privant de leur propre agentivité ?
  5. Vérifier l’équipe créative : qui sont l’auteur et l’illustrateur ? Une personne issue de la culture qu’elle représente aura souvent un regard plus juste.

Heureusement, des ressources existent pour vous guider. Ce tableau, inspiré des initiatives pédagogiques belges, offre quelques pistes pour trouver le support adéquat.

Ce tableau synthétise des pistes de ressources belges pour aborder des sujets de société en fonction de l’âge de l’enfant, en s’appuyant sur l’analyse des supports pédagogiques en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ressources belges pour aborder les sujets complexes selon l’âge
Âge Support recommandé Ressource belge Approche pédagogique
3-6 ans Albums illustrés Collections Ayo Éditions Images positives, histoires simples sur la différence
7-10 ans Romans courts Podcasts OUFtivi (RTBF) Histoires plus complexes, discussions guidées
11-14 ans Romans, théâtre Pièces jeune public en Wallonie Analyse critique, débats
15+ ans Documentaires Courts-métrages Centre du Cinéma FWB Réflexion approfondie, engagement

Jouets genrés : pourquoi offrir une poupée à son fils peut développer son intelligence émotionnelle ?

Le rayon des jouets est souvent un bastion de la ségrégation : rose pour les filles, bleu pour les garçons. D’un côté, les poupées, dînettes et perles ; de l’autre, les voitures, outils et figurines d’action. Cette division arbitraire prive les enfants de précieuses opportunités de développement. En particulier, « interdire » symboliquement la poupée à un garçon, c’est lui fermer la porte du jeu d’imitation centré sur le soin (le « care »), une compétence pourtant fondamentale.

Jouer à la poupée, ce n’est pas « jouer à la fille ». C’est apprendre à nourrir, consoler, habiller, raconter des histoires. C’est développer l’empathie en se mettant à la place d’un autre (le bébé), anticiper ses besoins et y répondre. C’est aussi un incroyable stimulant pour le langage et les compétences sociales, car l’enfant invente des dialogues et des scénarios. Ces compétences sont universelles et seront aussi utiles au futur ingénieur qu’au futur infirmier. En Belgique, des marques de jouets innovantes comme Lilliputiens ou Scratch Europe l’ont bien compris, en proposant des gammes aux couleurs neutres et aux designs inclusifs qui encouragent ces jeux de soin pour tous.

Mais comment faire face aux remarques des grands-parents ou de l’entourage : « Une poupée pour un garçon, tu es sûr ? » Voici quelques arguments ancrés dans notre réalité belge pour les convaincre :

  • En Belgique, les congés de paternité et parentaux s’allongent. Préparer nos garçons à être des pères impliqués commence dès l’enfance.
  • Le développement de l’empathie et des « soft skills » est aujourd’hui un atout majeur pour la réussite professionnelle, quel que soit le secteur.
  • Jouer à la poupée développe la motricité fine (habiller, boutonner) tout autant qu’un jeu de construction.
  • C’est aussi une façon de développer le langage et les compétences sociales, en inventant des scénarios et des dialogues.

Déconstruire les stéréotypes passe par des gestes concrets, comme celui d'offrir un jouet dit "féminin" à son fils.

Comment occuper des enfants de 5 à 10 ans un dimanche pluvieux sans allumer la télé ?

Le fameux « drache nationale » a encore frappé. Le ciel est gris, le jardin est une éponge et la tentation de céder aux sirènes de la télévision ou de la tablette est immense. Pourtant, ces journées sont des occasions en or pour se reconnecter en famille et stimuler la créativité des enfants, loin des écrans. L’astuce est d’avoir sous la main un « kit de survie » pour transformer un dimanche maussade en une aventure mémorable, en puisant dans notre riche culture belge.

Plutôt que des activités génériques, pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui fait la spécificité de notre pays ? L’imaginaire belge est peuplé de personnages, de lieux et de saveurs qui peuvent devenir le point de départ de jeux passionnants. Voici quelques idées pour un kit créatif 100% belge :

  • Atelier BD : Sur une grande feuille, dessinez quelques cases et inventez une nouvelle aventure au Marsupilami ou créez un personnage qui vivrait dans le château de Moulinsart.
  • Construction : Oubliez la tour Eiffel, sortez les Kapla, les legos ou les boîtes en carton et lancez le défi de construire l’Atomium le plus haut possible.
  • Cuisine : Organisez un atelier pralines maison. Faites fondre du chocolat belge, préparez quelques garnitures (noisettes, spéculoos émietté) et laissez les enfants remplir des petits moules.
  • Théâtre : Fabriquez des marionnettes avec de vieilles chaussettes et mettez en scène un mini-spectacle inspiré du théâtre de Toone à Bruxelles.

Ces activités ont l’avantage de développer la motricité fine, la créativité et l’esprit d’équipe. Pour une option plus calme, les jeux de société sont une valeur sûre. Des éditeurs belges comme Repos Production ou Sit Down! proposent des pépites primées (comme « Concept Kids » ou « Magic Maze Kids ») qui favorisent la coopération et la logique, disponibles dans toutes les bonnes ludothèques du pays.

Ces moments de jeu partagé sont des occasions uniques de créer des souvenirs en famille, bien plus précieux qu’un après-midi passé devant un écran.

À retenir

  • La diversité dans les livres n’est pas une option, c’est un outil essentiel pour construire le « capital empathique » de TOUS les enfants.
  • Cherchez l’authenticité et la normalisation plutôt que les histoires « à message » : un bon livre inclusif est avant tout une bonne histoire.
  • La Belgique regorge de créateurs, d’éditeurs et d’initiatives (Ayo Éditions, EVRAS, CAP48) qui font de l’inclusion une réalité accessible.

Que faire avec des enfants en Belgique quand il pleut pour la 3ème journée consécutive ?

Le troisième jour de pluie consécutif est un cap psychologique. Le stock d’activités à la maison s’épuise, l’énergie des enfants déborde et le moral des parents flanche. C’est le moment de déclarer forfait pour le « cocooning » et d’opter pour une sortie. Heureusement, la Belgique, experte en météo capricieuse, offre une myriade d’options à l’abri pour se défouler et s’émerveiller. Il suffit de savoir où chercher.

Pour les familles qui ont besoin de bouger, les centres aquatiques couverts sont une solution miracle. Plonger dans une eau à 29°C quand il fait 15°C dehors a un effet quasi magique sur l’humeur. Chaque province a ses pépites, des toboggans endiablés d’Aqualibi aux espaces plus familiaux comme Lago à Mons.

Voici un petit comparatif pour vous aider à choisir votre prochaine destination aquatique.

Guide comparatif de quelques centres aquatiques couverts en Belgique
Centre aquatique Province Prix famille indicatif Attractions phares Température eau
Aqualibi Brabant Wallon ~80€ Toboggans, rivière sauvage 29°C
Océade (fermé, à titre d’exemple historique) Bruxelles N/A Vagues, toboggans 28°C
Plopsaqua Hannut-Landen Liège ~70€ Piscine tropicale, toboggans 30°C
Lago Mons Hainaut ~55€ Espace wellness famille, rivière rapide 29°C

Si le budget est plus serré, il existe de nombreuses alternatives, souvent gratuites ou très abordables, pour s’aérer l’esprit sans se mouiller :

  • Participer à l’heure du conte dans la bibliothèque communale la plus proche (souvent gratuit, mais une réservation est conseillée).
  • Jouer les explorateurs d’architecture dans les gares monumentales de Liège-Guillemins ou d’Antwerpen-Centraal, qui sont de véritables œuvres d’art.
  • Se promener dans les Galeries Royales Saint-Hubert à Bruxelles en organisant une petite chasse au trésor (« trouve une vitrine avec du rouge », « compte les chocolatiers »).
  • Visiter un petit musée original comme le Musée de la Fraise à Wépion ou le Musée du Jouet à Malines.

Finalement, un ciel gris n’est qu’une invitation à redécouvrir les trésors cachés de notre pays. C’est en variant les expériences, qu’elles soient littéraires, ludiques ou culturelles, que l’on ouvre le plus grand nombre de fenêtres sur le monde pour nos enfants.

Commencez dès aujourd’hui à transformer chaque occasion, qu’il s’agisse d’une histoire du soir ou d’une sortie improvisée, en une opportunité de construire un monde plus riche et plus empathique pour votre enfant.

Rédigé par Mathias Goossens, Éducateur spécialisé et consultant en parentalité positive, expert des dynamiques familiales. Il possède 14 ans d'expérience auprès des enfants et aide les parents à naviguer l'éducation bienveillante et le développement de l'enfant.