
Contrairement à l’idée reçue, le succès de votre réseautage à Bruxelles ne dépend pas de la taille du réseau que vous rejoignez, mais de l’alignement profond entre sa culture et votre propre personnalité d’entrepreneure.
- Les réseaux les plus efficaces pour vous sont ceux où vous pouvez appliquer la règle du « Givers Gain » de manière authentique, en contribuant à la communauté.
- Le bon choix se fait en analysant les codes et l’ambiance de chaque « tribu » (formelle comme Diane, créative comme WoWo, ou plus nichée) pour trouver celle qui correspond à votre secteur et à votre style, même introverti.
Recommandation : Avant de vous engager, participez à un événement de vos réseaux présélectionnés pour « sentir » l’atmosphère et évaluer si elle résonne avec votre façon de connecter et de contribuer.
Arriver à Bruxelles en tant que nouvelle entrepreneure, c’est comme se retrouver devant une boîte de pralines artisanales : l’offre est riche, alléchante, mais aussi un peu intimidante. Les noms des grands réseaux féminins comme Diane ou les WoWo (Women of a Worth) circulent vite. On vous conseille de préparer votre « elevator pitch », d’être visible sur LinkedIn et de collectionner les contacts. Ces conseils, bien que valables, passent souvent à côté de l’essentiel. Ils traitent le réseautage comme une simple transaction, une course à la quantité de contacts, négligeant la dimension la plus cruciale pour un succès durable : la connexion authentique.
Et si la véritable clé n’était pas de savoir comment intégrer ces cercles, mais de discerner lequel constitue votre véritable « tribu » professionnelle ? La question n’est plus « quel est le meilleur réseau ? », mais « quel réseau est le meilleur *pour moi* ? ». Il s’agit de trouver un écosystème où votre personnalité, vos valeurs et votre manière de contribuer peuvent s’épanouir. Un lieu où aider les autres n’est pas une corvée, mais la pierre angulaire de votre propre croissance. C’est une approche plus sélective, plus intentionnelle, qui privilégie la qualité des liens à leur nombre.
Cet article n’est pas une simple liste de réseaux. C’est une boussole stratégique pour vous, la nouvelle entrepreneure à Bruxelles. Nous allons décoder ensemble la culture de ces différentes tribus, vous donner les clés pour vous présenter avec impact, transformer vos contacts digitaux en alliées réelles, et surtout, vous aider à choisir l’environnement où vous ne viendrez pas seulement chercher, mais aussi apporter. Car c’est là que réside le secret d’un réseau qui vous porte vraiment.
Pour vous guider dans cette démarche stratégique, cet article est structuré pour vous accompagner pas à pas, de la première impression à la construction de relations durables. Explorez les différentes facettes du réseautage bruxellois pour trouver la communauté qui vous correspond.
Sommaire : Votre guide pour trouver votre tribu professionnelle à Bruxelles
- Pitch d’ascenseur : comment se présenter en 1 minute lors d’un cocktail d’affaires ?
- Social Selling : comment transformer des contacts LinkedIn en clients réels sans spammer ?
- Mentorat vs Coaching : de quoi avez-vous vraiment besoin pour passer au niveau supérieur ?
- Suivi post-événement : quel message envoyer après une rencontre pour garder le lien ?
- La règle du « Givers Gain » : pourquoi aider les autres est la meilleure façon de développer votre business ?
- Comment développer son réseau professionnel à Bruxelles quand on est introvertie ?
- Personal Branding sur LinkedIn : comment mettre en avant ses succès sans passer pour une arrogante ?
- Role models : pourquoi est-il important d’identifier des figures féminines belges inspirantes ?
Pitch d’ascenseur : comment se présenter en 1 minute lors d’un cocktail d’affaires ?
Le pitch d’ascenseur n’est pas un spot publicitaire. Dans le contexte feutré des réseaux bruxellois, le voir ainsi est la meilleure façon de créer une distance. Voyez-le plutôt comme la bande-annonce de votre projet, une invitation à la conversation. Votre objectif n’est pas de tout dire, mais de susciter une curiosité ciblée. Il doit révéler non seulement ce que vous faites, mais aussi *pourquoi* et *comment*, laissant entrevoir la culture de votre « tribu » idéale. Une approche trop agressive ou centrée sur soi peut être mal perçue. L’élégance belge réside dans la suggestion et la valeur apportée.
La clé est de passer d’une présentation de soi à une proposition de connexion. Au lieu de réciter votre CV, racontez une micro-histoire : le problème que vous résolvez pour vos clients. Utilisez la formule « J’aide [votre cible] à [obtenir ce résultat] » pour être immédiatement centrée sur l’autre. C’est une posture qui ouvre le dialogue bien plus qu’une simple description de poste. Comme le montre l’exemple de Marie Levan, lauréate du Prix du Pitch Women Entrepreneur in Tech 2024, le plus important n’est pas la liste de vos services mais la démonstration de votre vision stratégique. Son pitch, centré sur le timing en entrepreneuriat, a prouvé qu’elle apportait une réflexion de fond, pas juste un produit. C’est ce qui transforme une simple présentation en une marque d’expert.
Étude de Cas : La stratégie du pitch de Marie Levan
En remportant le Prix du Pitch Women Entrepreneur in Tech 2024, Marie Levan n’a pas simplement présenté son entreprise. Son approche, décrite par un article de L’Éventail, était de se concentrer sur sa méthodologie unique : l’analyse du timing stratégique. Plutôt que de vendre un service, elle a partagé une vision, montrant comment elle aide les entrepreneurs à identifier les moments clés pour réussir. En rendant un concept complexe (le « bon moment ») accessible et pragmatique, elle s’est positionnée comme une experte qui apporte une valeur intellectuelle avant même de parler de transaction. C’est l’essence d’un pitch qui crée la confiance et invite à une discussion plus approfondie.
Votre plan d’action : La structure du pitch parfait adapté au contexte belge
- L’accroche captivante : Démarrez avec une question ou une statistique surprenante liée à votre secteur pour capter immédiatement l’attention.
- La présentation brève : Donnez votre nom et votre fonction de manière concise et claire.
- La formule de valeur : Utilisez la structure « J’aide [cible précise] à [résultat concret] » pour vous focaliser sur le bénéfice que vous apportez.
- La preuve sociale : Mentionnez une réalisation récente, un client connu ou une reconnaissance pour asseoir votre crédibilité.
- L’adaptation au réseau : Adaptez votre conclusion. Pour un réseau comme WoWo, insistez sur l’innovation. Pour Diane, sur le leadership et la croissance.
- La flexibilité linguistique : Préparez des versions en français et en anglais. Avoir quelques mots-clés en néerlandais est un atout majeur à Bruxelles.
Social Selling : comment transformer des contacts LinkedIn en clients réels sans spammer ?
LinkedIn est votre salle de réseautage virtuelle, ouverte 24/7. Mais beaucoup d’entrepreneures y commettent une erreur fatale : elles traitent la plateforme comme un outil de prospection à froid. Le « social selling » authentique, c’est l’art de bâtir des relations avant de penser à la vente. L’objectif n’est pas de « vendre » mais de « se faire acheter » en devenant une ressource de confiance. Il est prouvé que cette approche fonctionne : des données internes de LinkedIn montrent que 78% des adeptes du social selling vendent plus que ceux qui n’utilisent pas les réseaux sociaux. Pour une entrepreneure à Bruxelles, cela signifie créer un pont entre le digital et le réel.
La stratégie ne consiste pas à envoyer des messages de vente copiés-collés, mais à engager des conversations significatives. Cela commence par définir une niche d’expertise très précise. Plutôt que « consultante en marketing », soyez « l’experte en stratégie de contenu pour les marques de mode durable belges ». Partagez du contenu qui aide cette niche, commentez leurs publications avec pertinence, et engagez-vous dans des discussions qui révèlent votre expertise. C’est en devenant une voix reconnue et généreuse dans votre domaine que les opportunités viendront à vous. L’étape ultime est de proposer de faire passer la relation du virtuel au réel, non pas pour un pitch de vente, mais pour un échange.

L’idée est de créer une continuité naturelle. Après plusieurs interactions de qualité en ligne, une invitation à prendre un café pour approfondir un sujet discuté semblera logique et bienvenue. Le choix du lieu est aussi un signal : un espace de coworking branché comme Silo ou un lieu convivial comme La Tricoterie montre que vous connaissez le pouls de la ville et que vous cherchez une vraie connexion, pas une transaction. C’est cette approche patiente et qualitative qui transforme un contact LinkedIn en une véritable alliée professionnelle.
Votre feuille de route : Passer du virtuel au réel à Bruxelles
- Devenez une experte de niche : Choisissez un secteur très précis en Belgique et concentrez-y tout votre contenu pour construire votre autorité.
- Instaurez la confiance : Avant de proposer quoi que ce soit, demandez un avis, proposez de participer à une enquête ou commentez un article de blog pour créer un premier lien.
- Offrez de la valeur : Proposez à un contact qualifié de tester votre produit ou service gratuitement, en le positionnant comme un expert dont l’avis est précieux.
- Soyez pertinente : Interagissez avec des contenus et des histoires qui touchent aux préoccupations réelles de votre cible belge.
- Proposez le café : Après une interaction en ligne riche, suggérez une rencontre physique dans un lieu bruxellois propice au networking (Silo, La Tricoterie, The Mug) pour continuer la conversation.
Mentorat vs Coaching : de quoi avez-vous vraiment besoin pour passer au niveau supérieur ?
Une fois votre réseau initial tissé, la question du passage au niveau supérieur se pose inévitablement. C’est là que les termes « mentorat » et « coaching » apparaissent. Bien qu’ils soient souvent utilisés de manière interchangeable, ils répondent à des besoins très différents. Comprendre cette distinction est crucial pour investir votre temps et votre argent judicieusement. Le mentorat est une relation à long terme basée sur le partage d’expérience. Une mentore est une guide qui a déjà parcouru le chemin que vous empruntez. Le coaching est une démarche plus structurée et limitée dans le temps, axée sur l’atteinte d’objectifs précis grâce à des outils et des questionnements qui vous aident à trouver vos propres solutions.
Votre choix dépendra de votre besoin actuel. Cherchez-vous l’inspiration, des conseils stratégiques et un modèle à suivre ? Vous avez besoin d’une mentore. Avez-vous un blocage spécifique, un objectif de croissance chiffré ou besoin de développer une compétence précise (comme la prise de parole) ? Un coach sera plus efficace. Heureusement, l’écosystème belge est riche en programmes dédiés aux femmes entrepreneures, offrant l’une ou l’autre approche, et parfois les deux. Des programmes comme ceux de PWI Brussels ou The Bridge sont axés sur le mentorat, tandis que d’autres intègrent une forte composante de coaching.
Pour vous aider à y voir plus clair, voici un aperçu de quelques programmes clés disponibles en Belgique. Cette sélection, non exhaustive, illustre la diversité des soutiens accessibles aux femmes entrepreneures selon leur stade de développement.
| Programme | Type | Durée | Public cible | Financement |
|---|---|---|---|---|
| PWI Brussels | Mentorat | 6 mois | Femmes cadres internationales | Payant |
| The Bridge (F Collective) | Mentorat | 9 mois | Entrepreneures en croissance | Subventionné |
| Womanity Accelerator | Coaching + Mentorat | 12 mois | Porteuses de projet Bruxelles | Gratuit |
| Women in Business RBC | Coaching | 18 mois | Entrepreneures bruxelloises | Région Bruxelles-Capitale |
Il est aussi essentiel de savoir que ces démarches peuvent être soutenues financièrement. En Belgique, l’entrepreneuriat féminin est une tendance de fond, avec une augmentation de 2,62% entre 2021 et 2022 du nombre de femmes se lançant, rien qu’en Wallonie. Conscientes de cet élan, les régions ont mis en place des aides spécifiques. Que ce soit via les chèques-formation en Wallonie, les subsides pour indépendantes à Bruxelles, ou le KMO-portefeuille en Flandre, des solutions existent pour cofinancer votre coaching ou votre formation. Se renseigner sur ces aides est une étape clé de votre stratégie de croissance.
Suivi post-événement : quel message envoyer après une rencontre pour garder le lien ?
Vous avez participé à un cocktail, échangé des cartes de visite (ou des profils LinkedIn) et eu quelques conversations prometteuses. Le plus dur commence : transformer cette rencontre éphémère en une relation durable. La qualité de votre suivi est ce qui distingue une connectrice stratégique d’une simple collectionneuse de contacts. Dans la culture d’affaires belge, une approche trop directe, à l’américaine, peut être contre-productive. La subtilité et la pertinence sont vos meilleures alliées.
Le message parfait n’est pas une demande, c’est un cadeau. Votre objectif est de vous rappeler au bon souvenir de votre interlocutrice en lui apportant de la valeur. La première règle est la personnalisation. Oubliez les messages génériques. Faites toujours référence à un point précis de votre conversation (« Suite à notre discussion passionnante sur les défis de l’IA dans le secteur créatif… »). Cela prouve que vous avez écouté attentivement. Ensuite, proposez une valeur ajoutée concrète : un lien vers un article qui approfondit le sujet, la mise en contact avec une personne de votre réseau qui pourrait l’intéresser, ou l’information que vous aviez promis de lui envoyer.

Le respect des codes culturels est également primordial. Maintenez le vouvoiement jusqu’à ce que votre interlocutrice vous propose le contraire, et poursuivez dans la langue de votre échange initial. Enfin, soyez patiente. Un bon suivi n’est pas un harcèlement. Si vous n’avez pas de nouvelles, attendez au moins deux semaines avant une relance douce, qui pourrait prendre la forme d’un simple partage d’information pertinente, sans rien demander en retour. C’est cette constance dans la générosité qui bâtit la confiance et ancre la relation dans la durée.
Les points clés à vérifier : Votre guide du suivi post-networking
- Respectez le vouvoiement : C’est la norme initiale. Ne passez au « tu » que si on vous y invite explicitement.
- Gardez la même langue : Poursuivez l’échange en français, anglais ou néerlandais, selon la langue utilisée lors de la rencontre.
- Adoptez une approche douce : Évitez les demandes directes. La culture belge privilégie une approche moins frontale que la culture anglo-saxonne.
- Personnalisez votre message : Référencez toujours un élément spécifique de votre conversation pour montrer votre écoute.
- Apportez de la valeur : Proposez un article pertinent, un contact utile ou une information promise pour être immédiatement utile.
- Suggérez un suivi contextualisé : Proposez une prochaine étape logique, comme la visite commune d’un salon professionnel à Brussels Expo.
- Espacez vos relances : Ne soyez pas insistante. Laissez passer au minimum deux semaines entre deux contacts si vous n’avez pas de réponse.
La règle du « Givers Gain » : pourquoi aider les autres est la meilleure façon de développer votre business ?
Au cœur de la philosophie du réseautage durable se trouve un principe contre-intuitif mais incroyablement puissant : « Givers Gain® », ou « ceux qui donnent reçoivent ». Popularisée par des organisations comme BNI (Business Network International), cette approche renverse la logique transactionnelle traditionnelle. Au lieu de vous demander « que puis-je obtenir de ce contact ? », vous vous demandez « comment puis-je aider cette personne ? ». C’est un changement de paradigme fondamental. En vous concentrant sur la contribution, vous bâtissez un capital de confiance et de sympathie qui, à terme, vous reviendra de manière exponentielle, souvent de sources inattendues.
Cette philosophie est particulièrement adaptée à la mentalité des réseaux féminins où l’entraide et la collaboration sont des valeurs centrales. Aider ne signifie pas nécessairement travailler gratuitement. Cela peut prendre de multiples formes : partager un contact précieux, recommander une entrepreneure pour une mission, donner un retour constructif sur un projet, ou simplement partager une information qui pourrait lui être utile. Comme le souligne le fondateur de BNI, c’est une manière de faire des affaires qui est non seulement efficace, mais aussi plus épanouissante.
Givers Gain® n’est pas seulement une excellente façon d’obtenir des affaires ; c’est une façon encore meilleure de faire des affaires. C’est pourquoi BNI en a fait sa valeur fondamentale principale dans son organisation de réseautage.
– Dr. Ivan Misner, BNI – Applying Givers Gain in Business
Appliquer le « Givers Gain » est la clé pour trouver et intégrer votre tribu. En étant une « donneuse » sincère, vous attirez naturellement des personnes qui partagent les mêmes valeurs. Vous ne construisez plus un simple carnet d’adresses, mais un écosystème de soutien mutuel. C’est cet écosystème qui deviendra votre plus grand atout, bien au-delà de n’importe quel contrat signé.
Application concrète : Le « Givers Gain » dans le secteur Mode/Beauté à Bruxelles
Dans un secteur aussi compétitif, la philosophie du « Givers Gain » crée des alliances puissantes. Imaginez une créatrice de bijoux qui recommande une attachée de presse spécialisée à une consœur qui lance sa marque de sacs. Ou une acheteuse pour un grand magasin qui partage un contact de fournisseur fiable avec une jeune designer. Une influenceuse beauté qui met spontanément en avant une nouvelle marque de cosmétiques bio belge. Comme l’explique un article de BNI sur le sujet, ces actions, comme donner une opportunité de référence ou mentorer une entreprise plus jeune, nourrissent un écosystème vertueux. La confiance générée par ces gestes finit toujours par bénéficier, directement ou indirectement, à celle qui a initié l’aide.
Comment développer son réseau professionnel à Bruxelles quand on est introvertie ?
L’image du réseauteur extraverti, papillonnant de groupe en groupe, peut être intimidante pour une personnalité introvertie. Mais l’introversion n’est pas un handicap pour le réseautage, c’est une approche différente, souvent plus profonde. Une introvertie ne cherche pas à collectionner 50 contacts en une soirée, mais à établir 2 ou 3 connexions significatives. Votre « super-pouvoir » n’est pas la prise de parole, mais l’écoute active. En posant des questions pertinentes et en écoutant sincèrement les réponses, vous créez un lien de confiance bien plus fort qu’avec n’importe quel discours.
La clé est de choisir des formats de réseautage qui jouent sur vos forces. Fuyez les grands cocktails bruyants et impersonnels. Privilégiez les événements en petit comité : les ateliers thématiques, les masterminds, les petits-déjeuners professionnels ou même les clubs de lecture d’affaires. Ces formats plus structurés favorisent les échanges de fond plutôt que les conversations de surface. La préparation est aussi votre meilleure alliée. Avant un événement, utilisez LinkedIn pour identifier 2 ou 3 profils que vous aimeriez vraiment rencontrer. Préparez une question d’ouverture spécifique pour chacune, basée sur leur profil ou leurs publications. Cela vous donnera un point de départ concret et montrera votre intérêt sincère.
Réseauter, pour moi, ça n’a jamais été naturel, j’ai toujours eu une pointe d’appréhension. Et en rejoignant Hors Normes, je me suis rendue compte que réseauter ça peut être hyper fluide, facile, fun… et que ça ouvre vraiment des portes. J’ai déjà rencontré des personnes avec qui des collaborations sont possibles ! Je repars de chaque évènement avec des bons plans, des bons contacts, des bonnes adresses !
– Un membre du réseau Hors Norme
Enfin, n’hésitez pas à prendre l’initiative de proposer des rencontres en « one-to-one ». Une discussion posée dans un café-librairie calme sera bien plus productive pour vous qu’une conversation criée dans un brouhaha. En valorisant votre capacité d’écoute et en choisissant des environnements adaptés, vous vous positionnerez comme une connectrice réfléchie et appréciée, bâtissant un réseau solide et authentique, à votre rythme.
Votre feuille de route pratique : Stratégies pour introverties dans le networking bruxellois
- Privilégiez les petits comités : Ciblez les ateliers et événements de 10 à 15 personnes maximum pour des échanges de meilleure qualité.
- Choisissez des formats structurés : Optez pour des masterminds, des clubs de lecture professionnels ou des petits-déjeuners thématiques.
- Préparez vos rencontres : Utilisez LinkedIn en amont pour repérer 2-3 profils clés à aborder lors d’un événement.
- Préparez une question d’ouverture : Pour chaque personne ciblée, ayez une question spécifique qui montre que vous vous êtes intéressée à son parcours.
- Proposez des tête-à-tête : Suggérez des rencontres individuelles dans des lieux calmes (cafés-librairies, parcs) pour des discussions approfondies.
- Valorisez votre écoute : Considérez votre capacité d’écoute active non comme une passivité, mais comme votre principal atout pour créer des liens forts.
Personal Branding sur LinkedIn : comment mettre en avant ses succès sans passer pour une arrogante ?
Mettre en avant ses réussites est essentiel pour construire sa crédibilité, mais la crainte de paraître arrogante est un frein puissant, particulièrement dans une culture qui valorise la modestie. La solution ne réside pas dans le silence, mais dans la manière de communiquer. Le secret est de déplacer le projecteur : au lieu de parler de vous, parlez de la valeur créée pour les autres. C’est la technique du « succès par procuration ». Ne dites pas « J’ai augmenté les ventes de 30% », mais « J’ai eu la chance d’accompagner mon client X à atteindre une croissance de 30% grâce à notre nouvelle stratégie ». Vous communiquez le même succès, mais la gloire rejaillit sur votre client, vous positionnant comme une partenaire humble et efficace.
Cette approche s’inscrit parfaitement dans la philosophie du « Givers Gain ». Votre profil LinkedIn doit devenir une plateforme de mise en valeur de votre écosystème. Adoptez la règle du 80/20 : 80% de votre contenu doit apporter de la valeur à votre réseau (conseils, analyses, partage d’articles pertinents) et seulement 20% peut être consacré à vos propres projets. Mettez régulièrement en avant vos partenaires belges, partagez leurs succès, commentez leurs publications. Vous devenez un hub d’informations et de connexions, ce qui renforce votre propre marque de manière bien plus puissante qu’une auto-promotion constante. Optimiser son profil pour avoir un bon « Social Selling Index » (SSI) sur LinkedIn n’est pas un gadget; c’est le reflet de cette stratégie. Un bon score indique que vous bâtissez des relations, engagez des conversations et vous établissez comme une experte.
Enfin, laissez les autres parler pour vous. Sollicitez activement des recommandations LinkedIn de vos clients satisfaits. Un témoignage externe a cent fois plus de poids qu’une affirmation personnelle. Vous pouvez ensuite réutiliser ces témoignages dans vos publications (« Tellement heureuse d’avoir lu ce retour de mon client Y sur notre collaboration ! »). En utilisant le storytelling pour contextualiser vos réalisations et en faisant de vos clients les héros de vos histoires, vous construisez une marque personnelle forte, crédible et authentique, sans jamais tomber dans l’arrogance.
Plan d’action pour un personal branding authentique
- Racontez le succès des autres : Partagez vos réussites en mettant en avant le client ou l’équipe (« Nous avons réussi… », « J’ai eu le plaisir d’aider… »).
- Adoptez la règle du 80/20 : Consacrez 80% de votre contenu à apporter de la valeur à votre réseau et 20% à la promotion de vos projets.
- Mettez vos partenaires en avant : Partagez régulièrement les articles et les succès de vos partenaires belges pour renforcer votre écosystème.
- Partagez vos apprentissages : Présentez vos succès sous l’angle de l’expérience acquise et des leçons que vous pouvez partager avec votre communauté.
- Sollicitez des recommandations : Demandez activement des recommandations LinkedIn à vos clients belges pour qu’ils deviennent vos ambassadeurs.
- Réutilisez les témoignages : Intégrez les retours clients dans vos publications pour que d’autres valident vos compétences.
- Utilisez le storytelling : Contextualisez vos réalisations dans une histoire collective qui met en lumière la collaboration et les résultats partagés.
À retenir
- Le choix de votre réseau féminin à Bruxelles doit se baser sur l’alignement entre sa culture et votre personnalité, et non sur sa seule notoriété.
- La philosophie du « Givers Gain » (donner pour recevoir) est la stratégie la plus puissante pour bâtir des relations professionnelles authentiques et durables.
- Adaptez vos stratégies de réseautage à votre personnalité (introvertie ou extravertie) et aux codes de la culture belge pour maximiser votre impact.
Role models : pourquoi est-il important d’identifier des figures féminines belges inspirantes ?
Dans le parcours d’une entrepreneure, l’inspiration est un carburant aussi vital que le financement. Identifier des « role models », des figures féminines belges qui vous inspirent, n’est pas un simple exercice d’admiration. C’est un acte stratégique. Ces femmes sont la preuve vivante que la réussite est possible dans votre contexte local. Leurs parcours, leurs succès mais aussi leurs échecs, deviennent une feuille de route précieuse. Ils vous permettent de vous projeter, de visualiser vos propres objectifs et de normaliser l’ambition. Dans un écosystème en pleine croissance, avec une augmentation de 17,4% du nombre de femmes indépendantes en Belgique entre 2017 et 2022, ces figures de proue sont essentielles pour tirer tout le monde vers le haut.
L’écosystème bruxellois et belge a la chance de soutenir une grande diversité de profils de femmes leaders. Il n’y a pas un seul moule de réussite. Comme le montrent les appels à projets de la Région bruxelloise, le soutien s’étend des porteuses de projet en phase d’idéation jusqu’aux entreprises en pleine accélération. Des initiatives ciblées, comme le programme Beautypreneuses qui vise à autonomiser les femmes migrantes et afro-descendantes dans le secteur de la beauté, prouvent que l’écosystème valorise et soutient des parcours variés. Identifier un role model, ce n’est donc pas chercher une icône inaccessible, mais trouver une femme dont le parcours, le secteur ou les valeurs résonnent avec les vôtres.
Ces figures inspirantes sont souvent les membres les plus actives et visibles des réseaux que vous envisagez de rejoindre. Les suivre sur LinkedIn, lire leurs interviews, assister à leurs conférences, c’est une excellente manière de « sentir » la culture d’un réseau de l’intérieur. Leur façon de communiquer, les valeurs qu’elles portent, les projets qu’elles soutiennent sont des indicateurs puissants de l’ADN de leur communauté. En identifiant les femmes qui vous inspirent, vous identifiez par la même occasion les « tribus » où vous avez le plus de chances de vous épanouir et de trouver non seulement des contacts, mais aussi de véritables alliées.
Étude de Cas : La diversité des profils soutenus en Belgique
L’écosystème belge, notamment via des initiatives comme celles soutenues par Bruxelles Économie Emploi, démontre un engagement fort pour la diversité dans l’entrepreneuriat féminin. Les programmes d’accompagnement ne se limitent pas à un profil type mais couvrent tout le spectre, de l’idée à la croissance. Un exemple marquant est le programme Beautypreneuses, spécifiquement conçu pour les femmes migrantes et afro-descendantes à Bruxelles. En leur fournissant compétences et ressources pour développer une proposition de valeur viable dans l’industrie de la beauté, ce programme illustre parfaitement comment le soutien peut être ciblé pour répondre à des besoins spécifiques et valoriser des parcours uniques, créant ainsi une nouvelle génération de role models diversifiés.
Votre prochaine étape n’est pas de vous inscrire partout, mais d’adopter une posture d’observatrice. Assistez à un événement ouvert de chaque réseau qui vous intéresse. Écoutez, observez et ressentez l’ambiance. C’est en étant présente et attentive que vous identifierez les codes, les valeurs et finalement, votre véritable tribu professionnelle.